Les 7 légendes les plus populaires du Mexique

Les 7 légendes les plus populaires du Mexique

25 mai 2020 0

Les courtes légendes mexicaines sont célèbres pour leur contenu mystique et le syncrétisme culturel qui les façonne. Elles constituent une part importante de la culture populaire car elles représentent et transmettent à la fois des valeurs et des imaginaires sur la vie et la mort, le masculin et le féminin, la morale et l’injustice, les lois et les récompenses.

Dans cet article, nous mentionnons 10 légendes populaires du folklore mexicain.

 

La femme en pleurs (la llorona)

La légende veut qu’il y a longtemps, une femme, qui tentait de se venger de l’homme qu’elle aimait, ait assassiné ses enfants en les noyant dans une rivière. Immédiatement après, elle regretta son geste et, face à cette culpabilité, elle se suicida.

Depuis lors, elle erre dans les rues de différentes villes à minuit (surtout près des endroits où il y a de l’eau) et répète sans cesse “Malheur à mes enfants !”. C’est pourquoi elle est connue sous le nom de “La Llorona”.

 

Le Nahual

Les Nahuals sont des personnages qui ont leurs origines dans les Amériques précolombiennes. De nombreux dieux des cultures indigènes ont la capacité de changer de forme et notamment de se transformer en animal. On dit que cette habileté a été acquise par les chamans et les sorcières qui utilisaient cette ressource au profit de la société.

 

Le Charro noir

La légende raconte que la nuit, au bord des routes des villages, apparaît parfoit un homme habillé en charro sur un beau cheval noir. Si vous êtes gentil avec lui et acceptez qu’il vous raccompagne chez vous, il vous laissera en paix et continuera son chemin.

Cependant, un jour, Adela, une jeune femme insouciante, croisa le charro noir alors qu’elle était en train d’errer. Pour se reposer, elle demanda à l’homme de la faire monter sur le cheval. Une fois assise sur le cheval, celui-ci changea de taille et pris feu. Le charro révéla sa réelle identité : Adela faisait face au diable.

En entendant les cris de la jeune fille, les voisins sortirent mais ne purent rien faire et la virent brûler sous leurs yeux. Elle était maintenant la propriété du diable qui l’emporta pendant qu’elle brûlait.

 

Le Chupacabra

Au milieu des années 1990, un groupe de paysans mexicains se mit à paniquer. Durant la nuit, une étrange créature s’était attaquée au bétail, suçant le sang des chèvres et des vaches. Tous les animaux avaient les mêmes caractéristiques : une morsure au cou.

La terreur était telle que des biologistes américains entamèrent une enquête. Ils conclurent qu’aucune espèce animale ne présentait les spécificités du prétendu chupacabra et qu’il s’agissait probablement d’un coyote. Toutefois, il existe des centaines de photographies et de vidéos de cette étrange créature qui n’ont pas encore été expliquées.

 

La main poilue (la mano peluda)

On dit qu’au début des années 1900, un homme, nommé Horta, vivait à Puebla. Il était le propriétaire d’une montagne pieuse.

Le monte pio était une sorte de fonds d’argent collecté par le biais de contributions ou de remises faites aux personnes faisant partie d’une organisation. Cela servait de support destiné aux épouses et aux enfants en cas de décès de l’homme.

Il s’avère que M. Horta était caractérisé par la cupidité et la mauvaise conduite. Il était mal vu dans le village et beaucoup de gens lui souhaitaient du mal. Il y avait un souhait commun, qui était proclamé par tous ceux qui passaient par l’établissement, et c’était qu’ils espéraient que Dieu lui sèche la main.

La légende raconte que cela a fini par arriver, car à la mort de M. Horta, sa main est devenue très noire et raide, une surface de poils a poussé sur son dos et les bagues qu’il portait toujours ont fini par s’incorporer à sa peau.

Cette main est le personnage principal de la légende car différentes personnes jurent avoir vu une main poilue sortir de la tombe de M. Horta, sans être attachée à aucun corps et elle se déplace à la recherche de quelqu’un pour lui faire du mal.

 

Popocatepetl et Iztaccihuatl

À l’époque du puissant empire aztèque, les peuples voisins étaient soumis au tribut. Les Tlaxcalans, grands ennemis des Aztèques, en eûrent assez de cette situation et décidèrent de prendre les armes.

Popocatepetl, un des grands guerriers tlaxcalans, demanda la main de sa bien-aimée Iztaccihuatl, la fille d’un grand cacique. Le père accepta. Ainsi s’il revenait victorieux de la bataille, le mariage aurait lieu.

Pendant l’absence de Popocatepetl, un homme jaloux annonça faussement à la dame que son bien-aimé était mort. Après quelques jours, Iztaccihuatl mourut de tristesse. Lorsque le guerrier revint victorieux, il fut reçu avec la nouvelle tragique.

Pour honorer sa mémoire, il grimpa dix collines et y déposa sa bien-aimée. Cette légende raconte l’origine des volcans Popocatepetl et Iztaccihuatl, la femme endormie, qui restèrent ensemble pour toujours.

 

L’allée des baisers

Il est connu de tous car il fait à peine 68 centimètres de large, si bien que les balcons des maisons sont presque collés les uns aux autres. La légende de ce lieu est née de l’amour interdit d’un couple d’amoureux, Carlos et Ana qui se sont rencontrés clandestinement sur un de leurs balcons pour se prouver leur amour.

Un jour, son père les découvrit et s’opposa totalement à cet amour, au point de tuer l’amant.

Il existe néanmoins une deuxième version de l’histoire. Cette dernière dit que Doña Ana fue assassinée par son père qui lui enfonça un poignard dans le dos. Don Carlos, en voyant la mort imminente de sa bien-aimée, lui embrassa la main encore chaude, d’où le nom de ce lieu.

Aujourd’hui, les couples qui s’embrassent sur la troisième marche de ce balcon sont assurés de 7 ans de bonheur. Un must pour les couples qui visitent Guanajuato.